L'actualité de SOS Prema

Lancement du Collectif Prématurité ce lundi 12 novembre 2012 !

Selon l’OMS, la prématurité désigne toute naissance ayant lieu avant le terme de 37 semaines d’aménorrhée (SA) révolues et après le terme de 22 semaines d’aménorrhée, quel que soit le poids du nouveau-né à condition que celui-ci ne pèse pas moins de 500 grammes.
On peut distinguer, selon cette définition, la prématurité moyenne (entre 33 SA et 36 SA + 6 jours), la grande prématurité (entre 28 SA et 32 SA + 6 jours) et la très grande prématurité (avant 28 SA).
En France, ce sont environ 60 à 65 000 nouveau-nés qui arrivent en avance chaque année, soit environ 120 000 parents qui sont concernés à des degrés divers par la naissance prématurée de leur enfant. La prématurité est
problématique dans la mesure où l’enfant prématuré, selon le terme de sa naissance, présente des fonctions vitales immatures. L’immaturité métabolique, vasculaire cérébrale, digestive, respiratoire, cardiaque, immunitaire, sensorielle, hépatique ou osseuse peut potentiellement toucher un enfant prématuré et le rendre fragile à plus ou moins long terme. Cette fragilité peut se traduire par des troubles neurologiques, respiratoires, sensoriels, des troubles de l’apprentissage dont le suivi et la prise en charge peuvent s’avérer extrêmement lourds pour l’entourage, mais aussi pour la société.
La situation de la prématurité en France est préoccupante. Son coût est évalué à environ 1,5 Mds€ par an, estimation qui ne prend pas en compte les soins post hospitalisation à long terme et leur coût souvent élevé.
D’autre part, 20% des grands prématurés ne survivent pas et environ 2 000 enfants meurent chaque année des suites de leur naissance prématurée. 30% d’entre eux ne naissent pas dans une unité de soins adaptée à leur prématurité. Alors
que la France est passée du 7ème rang en 1999 au 20ème rang en 2009 dans le classement des plus faibles taux de mortalité infantile en Europe, agir sur la prématurité est une stratégie efficace pour lutter contre cette stagnation du taux de mortalité infantile en France. D’autre part, la situation dans les DOM-TOM est encore pire puisque le taux de naissances prématurées, de mortalité infantile et maternelle sont deux à trois plus élevés qu’en Métropole.
Est-ce une situation acceptable pour un pays développé comme la France ? Non. Voilà pourquoi il faut agir.

Certaines solutions existent déjà en France, elles ont été initiées dans certaines régions. Il convient alors de les étendre à l’ensemble du pays et de mener une politique harmonisée sur l’ensemble du territoire. D’autres pays européens ont déjà mené de véritables campagnes de santé publique. S’inspirer de ces exemples de bonne pratique qui ont contribué à faire baisser le taux de prématurité comme au Royaume Uni ou au Portugal peut également être une piste de réflexion.

C’est pourquoi la Société Française de Néonatologie et SOS Préma ont formé le Collectif Prématurité, dont la vocation est de réunir l’ensemble des acteurs concernés par la prématurité, afin de réfléchir ensemble aux solutions susceptibles d’améliorer le sort des nouveau-nés prématurés et de leurs familles. Son but est également d’améliorer la qualité des soins et de développer la recherche. Cette plateforme est le fruit d’une première concertation et vise à alimenter le contenu d’un futur plan de santé publique axé autour de la prématurité.

Charlotte Bouvard (Directrice de SOS Préma et présidente du Collectif Prématurité) et Professeur Elie Saliba (Président de la Société Française de Néonatologie et vice-président du Collectif Prématurité)

9 Commentaires

  • monloulou

    Simplement MERCI

  • justine260987

    Cette action, comme toutes celles menées depuis la création de Sos Préma, est primordiale. La prématurité lorsqu’elle déboule dans la vie des parents et des bébés est un véritable choc, une remise en question et sources d’inquiétudes. Tout cela est accentué si la famille est confrontée à d’autres difficultés telles qu’un transfert dans un autre hopital, séparant alors la maman et le bébé, ou alors le manque de moyens financiers pour voir une famille réunie lorsque l’enfant prématuré est pris en charge loin du domicile familial… J’espère de tout coeur qu’un jour les procédures de prise en charge pourront être harmonisées et simplifiée pour que la prémaurité puisse être peut-être plus facile à accepter et à vivre pour les familles…
    Mille merci pour ce combat, pour ces actions et ce soutien sans faille…. Ensemble, nous serons plus forts…

  • Merci pour tout ça !

  • leapetit

    Bravo SOS Prema et surtout MERCI… du fond du coeur!

  • Je vous souhaite que le parlement entende votre voix.
    Qu’il réalise enfin que séparer un bébé de ses parent est inhumain.
    que sont bien être passe par le présense même au travert de la couveuse permet de le soulager.Pour la maman cela la rassure et l’aide ainsi que sa famille.

  • La petite-fille Julie est née le 13 septembre 2011 (27 semaines) à Angoulème ; ma fille et Julie ont été acceptées à Poitiers pendant 1 mois environ et ensuite elles sont revenues à Angoulème pendant 6 semaines, environ. Elles ont été entourées d’une manière formidable par tout le personnel que je remercie de tout mon coeur. Mais que de travail à tout le personnel qui souvent n’a pas trop de temps (par manque de personnel).

  • La prématurité est source de tellement de complexités, difficultés de tous ordres. Je suppose que bien des choses ont été améliorées, j’ai été confrontée à cette situation en 2011 et je pense souvent à avant. Est-ce que mon bébé aurait été pris en charge de la même façon ? Non, je ne le pense pas. Et pourtant globalement, il serait souhaitable de poursuivre encore les améliorations. Pour le futur, les prémas à venir, pour leurs parents,je soutiens votre collectif

  • renarde

    Merci pour cette avancée et cette initiative, mon fils est né le jour de la journée des prématurés ce 21novembre à 28sa. Il s accroche et j espère que tout ira pour le mieux pour nous

  • felicitation a sos prema vous etes formidables et courage a tous les parents et aux enfants l’espoir fait revivre aussi

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