L'actualité de SOS Prema

Racontez-nous votre histoire : accès au service

Cet été, SOS Préma vous propose une nouvelle rubrique : « racontez-nous votre histoire » .
Le principe est simple, nous vous proposerons chaque semaine un thème précis et vous pourrez nous raconter votre expérience sur ce sujet en commentaire : vous pourrez décrire la situation, mais aussi nous raconter comment vous l’avez vécue. Cela nous permettra de mieux vous connaître et nous aidera pour les différents groupes de travail auxquels nous participons.

Aujourd’hui, nous voudrions en savoir plus concernant l’accès au service de médecine néonatale :
Comment rentriez-vous dans le service (accès libre, sonnette, digicode, badge d’accès, etc) ? Y avait-il des horaires de « visite » pour les parents ? Comment vous sentiez-vous devant la porte d’entrée du service ? Qui d’autre pouvait rentrer dans le service et sous quelles conditions (quelle fréquence, quelle durée, etc) ?

A vous la parole maintenant ! Et merci pour votre participation !!!

accès

4 Commentaires

  • bonjour

    Papa du petit Sacha qui était au service néonatalogie du chu de Lyon je tenais à vous remercier pour votre implication lors de la fête des pères. Cela m a beaucoup touché!
    Aujourd’hui Sacha va mieux et a pu rentrer a la maison. Merci encore à toute l équipe.

  • Mon fils est né en octobre 1966 à 24 semaines (6 mois) juste pour être déclaré à l’état civil, sinon …..

    J’étais en clinique depuis 2 semaines soit à 5mois 1/2. J’ai été sur la table d’accouchement presque tous les jours et chaque fois à jeun.
    J’avais des contractions mais  » la poire n’était pas mûre comme disait les anciens. » Enfin il est né. J’ai poussé 3 fois sans douleurs. Il pesait 1120 g. La délivrance ne venait pas (le médecin et deux sage-femme appuyaient pourtant leurs poings sur mon vendre ce qui était très douloureux, alors il a été décidé de pratique la délivrance artificielle) A lépoque il n’y avait pas de service de prématurés dans la ville. L’enfant a donc été placé provisoirement dans la couveuse qui était barnchée et chauffée depuis plusieurs jours. J’ai pû le voir très peu de temps car la Croix Rouge était prévenue et deavit venir le prendre pour l’amener à l’hôpital de Mulhouse . Il mesurait la taille d’une bouteille de 75 cls. Sa peau était tranparente, car je voyais ses petites côtes bougées quand il respirait. Les premiers jours de sa vie a été terrible car s’il prenait 10 g il en perdait 20 et le troisème jour de sa naissance il était descendu à 875 g. J’ai souffert terriblement de le savoir comme cela car je ne pouvais pas le voir les visites ne se faisaient pas comme aujourd’hui. On me l’a rendu 3 mois plus tard, au terme en janvier 1967 et là seulement j’ai pû le prendre dans mes bras
    x mois plus tard, il faisait une septicémie à staphilocoque doré. Il repart à l’hôpital pour deux mois. On me le rend et là il fait une dispepsie. Il était condamné. Je ne pensais plus le revoir. Il est reparti à l’hôpital et s’en est sorti, mais j’ai prié, prié et je m’étais juré qu’il ne repartirait plus à l’hôpital que je le garderais près de moi.

    A 4 ans il a fait une crise de convulsions, puis à 8 ans. S’il a eu des problèmes d’allocution et scolaire. J’ai trouvé un établissement qui s’en est bien occupé et qui lui a permis d’apprendre son métier de boucher. Il a maintenant 49 ans. C’est un bel homme bien costaud, papa de 3 enfants. Il ne se ressent pas de sa prématurité

    J’ai voulu savoir pourquoi je ne pouvais pas amener mes enfants à terme car il semblerait que je formais des enticorps après chaque grossesse. La raison était l’incompatibilité de sang avec mon mari (je suis O-)

    Maintenant les parents peuvent s’approcher de leur bébé. Je suis contente pour eux car mon fils a souffert de mon absence auprès de lui les premiers jours de sa vie . La science a fait de gros progès, j’en suis heureuse et félicite les chercheurs …..

  • Dans le service de néonat ou mon fils est resté hospitalisé 107 jours, nous ne pouvions pas venir entre 9h et 11h. C était l heure des visites des pédiatres. J ai assez mal vécu cette contrainte quand nous étions en réa néonat. Mais quand nous sommes passés en médecine, au bout de 40 jours, j ai commencé à lui donner le sein directement et la, étant à la demande,cette règle s est assouplie, heureusement.
    Nous disposons d une porte avec sonnette pour entrer. Il fauts identifier auprès du personnel pour entrer. C est très bien pour limiter le passage et rassurant pour les parents.

  • Mon petit garçon Alban, né le 11.11.2013 à 27 S.A, a été pris en charge par le CHU ADV de Montpellier. Il y avait (et il y a toujours) un interphone devant l’entrée du service néonat avec 2 sonnettes (une pour la réa, une autre pour les soins intensifs). Il suffisait de se présenter comme étant la maman ou le papa de… pour qu’on nous ouvre la porte.
    Aucun horaire de visite n’est imposé aux parents, on avait la possibilité de venir voir le petit à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je n’ai jamais eu le sentiment de déranger. Cela a renforcé mon sentiment d’être maman à part entière malgré tout l’arsenal médical qui encadrait mon bébé et a confirmé ce que m’avait expliqué dès les 1er jours un pédiatre : « Notre équipe donnera tous les moyens medicaux dont elle dispose pour soigner votre bébé mais nous n’apporterons que du technique, tout le reste ne pourra venir que de vous » (et c’est ce qu’ils ont permis de faire en nous laissant libre accès).
    Quant à ce que je ressentais devant cette porte, et surtout au matin (bien que j’avais déjà téléphoné au réveil pour prendre des nouvelles), le seul souvenir qui me reste est une énorme angoisse coincée entre le ventre et la gorge. Une angoisse qui montait à chaque seconde où j’attendais qu’on me réponde (« pourquoi on ne répond pas? Occupés avec un bébé qui va mal, forcément le mien? « ). J’étais aussi très attentive à la façon dont on me répondait qd je m’étais présentée (si la voix était enjouée, j’étais rassurée et vice versa).
    J’ai toujours en mémoire le bruit qu’emettait l’interphone qd la puéricultrice raccrochait. En ramenant Alban dans le service il y a qq mois ce seul bruit d’interphone m’a fait ressentir à nouveau cette angoisse qui m’accompagnait lorsque je passais cette porte.

    Pour les visites on avait droit à une liste de 5 personnes. On devait au préalable annoncer que telle personne viendrait vers tel heure dans la journée. Une seule personne pouvait entrer dans la chambre à la fois, toujours accompagnée d’un des 2 parents. Je ne me rappelle plus de la durée des visites mais elles n’étaient pas bien longues (15 min?), les visiteurs ne souhaitant pas d’eux même déranger le service ou fatiguer bébé ou maman. Les enfants de moins de 3 ans (mis à part les frères et soeurs) n’étaient pas autorisés (« ils sont peut être mignons tout plein, a dit un pédiatre, mais ils sont porteurs de plein de miasmes! « ). Notre fille aînée, 5 ans, a toujours été la bienvenue. Je me rappelle d’une puéricultrice qui lui avait donné des couches pour sa poupée. Comme au bout de 5 minutes elle s’ennuyait, il y avait toujours quelqu’un du personnel pour lui proposer de faire un dessin. Ils étaient vraiment gentils, on se sentait soutenus.
    Voilà.
    Pour terminer, je voulais dire j’ai fait un album photo sur livre de toute la période d’hospitalisation pour raconter en image à Alban plus tard qd il le souhaitera son courageux parcours. Et justement, sur 2 pages j’ai voulu montrer une journée type en réa (soins, peau à peau etc), et en fond d’image j’ai mis cette fameuse porte d’entrée de la néonat (avec son interphone) car pour moi elle symbolise toute cette angoisse endurée au quotidien. Et puis aussi, c’est derrière cette porte que le monde s’arrête de tourner à nous parents et par laquelle on bascule dans l’univers de la prématurité pour lequel on n’est jamais préparés.
    Merci pour votre site et toutes vos initiatives.