L'actualité de SOS Prema

Racontez-nous votre histoire : les repas à l’hôpital

Quand on passe ses journées auprès de son/ses nouveau-né(s), il faut faire une pause (au moins !) dans la journée afin de se restaurer… mais dans les faits, tout est souvent beaucoup plus compliqué !
Racontez-nous à quoi ressemblaient vos repas à l’hôpital : Preniez-vous le temps de manger ? Pouviez-vous apporter et stocker au frais votre repas ? Le service disposait-il d’une salle équipée pour que les parents puissent déjeuner ou dîner sur place ? Sinon, pouviez-vous acheter votre repas sur place ? Etait-ce bon, équilibré, varié ? Quelles ont été les conséquences de ces repas pris à l’extérieur de chez vous tout au long de l’hospitalisation ?
 
Encore merci de nous faire confiance et de nous livrer vos témoignages chaque semaine !!!!
C’est maintenant à vous de parler…
 
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2 Commentaires

  • Mon fils est né le 11.11.2013 à 27 S.A et a été pris en charge par le CHU de Montpellier. L’équipe médicale a été formidable. La seule chose qui manquait dans l’accompagnement des parents étaient justement la petite pièce qui nous aurait permis de nous restaurer dans la journée, de pouvoir manger assis dans un endroit calme et éventuellement de pouvoir échanger avec d’autres parents comme nous. Au lieu de ça, j’amenais tous les matins mon repas, enveloppé dans un sac congélateur. Il y avait une cafetaria à l’accueil mais le coût (7j/7j) aurait été trop important. En général j’achetais en grande surface des salades composées Sodebo (Salades que je ne mangerai plus de ma vie tant elles me rappelent cette periode!) car même si je n’avais pas bien faim il fallait qd même manger équilibré pour essayer de donner le meilleur lait à mon petit.
    La plupart du temps je mangeais donc sur une chaise libre que je trouvais à l’accueil tout en prenant garde d’être assez éloignée des autres gens assis pour ne pas attraper leur virus (prudence pour le petit), sait on jamais. Quand j’en avais vraiment marre de manger tjrs sur une chaise, certains jours je me mettais à une table de la cafétéria (qd l’affluence était passée) pour manger ma salade en ayant soin d’acheter un magasine ou un chocolat chaud pour pas me faire virer! C’était alors un moment pour moi (le seul de la journée) que j’appréciais car il me ressourcait un peu (je ne rentrais pas chez moi le soir, j’avais pris une chambre en location).
    Même s’il aurait été appréciable d’avoir une pièce pour se restaurer, le contexte m’obligeait à sortir et donc a quitter pour qq temps, ne serait ce qu’une heure, l’ambiance oppressante de la réa et des soins intensifs par la suite.
    Je précise que le personnel soignant a également un oeil sur les parents et heureusement car parfois, s’ils n’avaient pas insisté pour que je sorte manger et m’ aérer la tête, je serai restée à côté du petit. Heureusement car j’ai compris au fil des semaines et des aléas rencontrés comme tout parcours de prématurés qu’il faut garder un fond de réserve en soi (capital sommeil et énergie) pour tenir dans le temps et être présent pour nos petits quand ils ont besoin de nous.
    Mon petit garçon va très bien aujourd’hui (20 mois ou 17 mois d’âge réel), bcp me disent qu’il respire la joie de vivre. C’est la plus belle récompense.

  • Manger, et oui on oublie vite car la journée à l’hopital passe vite, entre les soins, l’attente du peau à peau, l’angoisse de la visite des médecins…. Maman d’un grand de 4ans et demi ancien grand prématuré opéré du coeur et maman de jumeaux d’un mois grand prématurés aussi, je ne compte plus mes heures passé à l’hopital et comme je suis maman allaitante, je peux bénéficier du repas au self, au moins je mange équilibré et surtout, je prends le temps de manger… Merci d’avoir pensé à nous