L'actualité de SOS Prema

Racontez-vous votre histoire… la présence parentale à l’hôpital

Comme chaque été, nous vous donnons la parole avec notre série #raconteznousvotrehistoire : nous vous proposons chaque semaine un thème en lien avec la prématurité sur lequel vous pourrez vous exprimer. Nous espérons que vous serez nombreux à participer : vos réponses sont précieuses et nous aident à élaborer nos priorités de travail pour les mois à venir !!

 

***1er thème de l’été : « la présence parentale à l’hôpital »***

Pendant l’hospitalisation de bébé(s), avez-vous pu rester aussi longtemps que vous le souhaitiez auprès de lui/eux ? Et même si vous ne pouviez pas dormir sur place, restiez-vous avec votre/vos enfant(s) toute la journée ? Si ce n’était pas le cas, quelle en était la/les raison(s) : difficultés d’organisation à l’extérieur (fratrie, éloignement géographique, difficultés financières, pas de moyen de transport, etc), difficultés émotionnelles (c’était trop dur de rester à l’hôpital, difficultés d’attachement, culpabilité, pas d’explication sur votre rôle, pas de participation aux soins, etc), cela n’avait pas d’intérêt particuliers (sentiment d’être inutile, de rester à ne rien faire, etc), sentiment de pas être à sa place ou pas les bienvenus (attitude du personnel, horaires de « visite », pas de confort pour les parents, pas de salle famille où se restaurer, etc) ?
A vous la parole !!

 

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2 Commentaires

  • Bonjour,
    Je suis maman d’une petite fille, Clémence, née prématurément a 29 semaines il y aura 2 ans au mois d’août.
    Elle a fait un premier séjour de 14j dans un grand service, catégorie 3 (si mes souvenirs sont bons!!) où notre présence en tant que parent était la bienvenue. Nous ne pouvions dormir en salle de réa, ni en salle de soin intensif, mais nous pouvions nous rendre autant de fois que nous le souhaitions auprès de notre fille. Nous n’avons jamais eu l’impression de gêner, même en plein milieu de la nuit où l’angoisse vous prend. Le personnel valorisait le peau à peau que mon mari faisait de longues heures avec Clémence. Nous dormions mon mari et moi dans un lieu dédié à l’accueil de parents d’enfants hospitalisés, à 5mn à pied du service. C’était très confortable, tout y était bien pensé. Cela nous a vraiment facilité le séjour.
    Notre séjour dans une néonat de niveau 2B a été tout autre. Les relèves étant plus longues (des heures…), nous ne nous sentions pas bien accueillis. Nous ne pouvions toujours pas être présent la nuit, et habitant à 30mn de route de l’hôpital, je ne pouvais pas me permettre de rentrer chez moi la journée, je restais donc de 11h à 23h avec elle, le maximum que je pouvais, car il m’était impossible de la laisser. Je savais que j’étais la personne dont elle avait le plus besoin. Bien que j’ai une grande fille de 6 ans son aînée, j’ai donné mon maximum pour être avec Clémence. Pourtant, le personnel me disait souvent de rentrer chez moi, de voir ma fille aînée, de me reposer… Or, être auprès de Clémence était ce qui me tenait. Ma présence dans le service était difficile pour le personnel soignant. Je pense qu’il voyait en moi une personne qui voulait tout contrôler, alors que j’étais une simple maman qui me faisait du soucis pour ma toute petite fille et qui avait besoin d’être en continue avec elle. Si j’avais pu dormir auprès d’elle, je l’aurais fait. Il faut parfois se battre pour être entendue et comprise, et dans cette période de grande vulnérabilité que nous traversons avec l’arrivée d’un enfant prématurément, ce n’est pas évident de se faire entendre.
    J’espère vivement que les pratiques s’amélioreront, même si on est loin des pratiques d’il y a 30 ans!

  • Bonjour, mon fils Tom est né le 6 juin 2017 au terme de 35+4 nous sommes sortis tous les 2 le jour de la fête des pères le 18 juin. Je suis restée à la maternité tandis que mon fils était en néonat service du dessus. C’était très dur de rester à l’hopital car j’avais mon premier fils qui lui avait hâte qu’on rentre. J’ai aussi passé une nuit en chambre mère enfant