Laissez nous votre témoignage
4. Le Deuil
(12)
Nos petit Bebe timeo et Hugo née le 01/10/2011 a 25sa ! Notre premier petit cœur hugo c éteint le 7/10 émoragie celebrale et timeo c éteint le 14/10 nous avons pas voulu dacharnement ou de souffrance nous avons donc fait du peau a peau pour les deux en les encompagnant en haut d' étoile !!! Tout l'amour que nous avons partager tout les 4 et que nous partageons encore !!! De gros bisou mes Bebe vous nous manquer tant
Je me vois a travers vous charlotte a par que gt a 25 sa et deux petit garcon !!!! Le Jeudi 29 septembre. Contraction sur contraction Japl la mater me conseille dy aller dessuite rentrée o urgence de cher moi regardant mon col ouvert déjà a 2 ils prenne les précaution me transfert dans un plus grand hôpital qui prend en charge pouvant pas arrêter les contraction arriver a Purpan ils me reperfuse !!! Une anesthésiste qui vien me voir pr m'expliquer o cas ou que jaccoicher j'écoute tt en detail les contraction de calme dans la nuit jme réveil et la jme dit c bon c gagner ... Le lvendredi matin sa reprend petit a petit on augmente la perf un cachet en plus soucis monstre ... Toute la famille été o tours de moi pr nous soutenir ... Le vdredi passe voila arriver le samedi matin g passer une nuit horrible samedi matin contraction sur contraction !!! Japl il regarde le col il a rétrécie angoisse total mon ami appel vite ma mere pr quel arrive le moment du repas arrive 12h! "mademoiselle vous faut manger " impossible contraction/contraction mon ami me dit on appel je dit non pask je savai très vie
Se qui m'attendais je ne supporter plus cette douleur mes fils qui me donner d' coup un signe d'alerte je pense ! La sage femme arrive regarde le col et fait une tête bizarre elle me dit je suis désoler va falloir descendre o bloc col ouvert a 5 (13h30) je hurler je disai non je veux pas accoucher ils vont mourir jveu pas ... Mon ami été la me soutenait je supplier ma mere lui disant quel ne me laisse pas me prendre et la o moin 5 personne rentre dans la chambre en courant tout tourne o cauchemard amener vite vite tt le monde affoler il non pas voulu faire rentrée mon cheri dessuite angoisse total ils regarde le col effacer complet pause de la péridurale en tout urgence 14h30 mon cheri rentre ... Se met a pleurer et me dit ma cheri c malheureusement le moment !!! Gt ensuquer complet péridurale commencer a faire effet 15h30 tjs rien les Bebe vont bien tout la famille été arriver la haut dans la chambre sous l'attente et pas de nouvelle pendant deux heur ct la panique mon ami et donc aller les rassurer et g pu a mon tours les rassurer par telephone !!!
16h30 tjs rien 17h30 sa bouger de plus en plus 18h20 timeo commencer a descendre la ct le moment tout se monde rentre dans la salle 10 personne autour de moi "(docteur, sage femme, anestesiste ... ) on m'explique tout le déroulement + 4 pédiatre qui attendai mes Loulou dans la salle a coter 18h30 on perce la poche d' eau timeo senti se liquide chaud couler et la ct le moment 18h43 mon petit timeo est sorti me l'on pris dessuite et la l me dise aller on continue a pousser le second suis 18h44 hugo est sorti lui il me l'on poser dessus 4 seconde attendu un petit cri partager entre le bonheur et la peur de les perdre ... On fini de me nettoyer ect .... Jai dit a mon ami va vite les voir ... Et la la sage femme arrive me dit que de beau Bebe timeo 750g et hugo 725g les larme o yeu je nattendai qua les voir je ne fesai que les réclamer et une heure Plus tard je voit une première petite couveuse arriver mon petit timeo tellement beau ne pouvant toucher que c petite main le vla parti o service Rea et derrière son Frero suivai Hugo toucher aussi. Petite main ressemblance terrible !!! Et le voila parti a son tour o service Rea me voila remonter en chambre ac tt la famille qui nous attendai tout le monde en pleur de joie mais de peur aussi chaque 5 min jappeler le service pr avoir d' nouvelle moi ne pouvant pas y aller encor sous l anestezi mon cheri lui a peu aller les voir a pu me les prendre en photo et la je me suis mise la réalités en face chaque jour de passer été un jour de plus et un combat !on est rester a coter deux tout les jour Un vendredi (7jour après) notre petit hugo nous quitter emoragie celebrale une parti de moi est parti le mardi obsèques moment très dur o moment de le fermer"je hurlai non ne me le prenai pas" moment très dur !le soir arrivai on se resaisi je devai de rester forte pr son frère on se battai de jour en jour le mercredi 12 voila que timeo ouvrai c yeux a pri sa petite sucette...un sourire un espoir ... Mais rien n était gagner juste un petit signe pr nous montrer que lui se battai tjs le jeudi en fin daprem sa a commencer a aller mal et le vendredi matin le telephone sonne venez vite g compri dessuite arriver la bat en Pleure les médecin " on est désoler c fini pr lui aussi je pense" ils me l'on mis Dans les bras et parti tout doucement sans souffrir tt comme son frère ! Je les ai u dans mes bras au moin une fois mais ct la dernière auSsi !!! Les jour son dur a surmonter je vis plus je survis heureusement qu on est souder ac mon ami et que la famille et proche
Se qui m'attendais je ne supporter plus cette douleur mes fils qui me donner d' coup un signe d'alerte je pense ! La sage femme arrive regarde le col et fait une tête bizarre elle me dit je suis désoler va falloir descendre o bloc col ouvert a 5 (13h30) je hurler je disai non je veux pas accoucher ils vont mourir jveu pas ... Mon ami été la me soutenait je supplier ma mere lui disant quel ne me laisse pas me prendre et la o moin 5 personne rentre dans la chambre en courant tout tourne o cauchemard amener vite vite tt le monde affoler il non pas voulu faire rentrée mon cheri dessuite angoisse total ils regarde le col effacer complet pause de la péridurale en tout urgence 14h30 mon cheri rentre ... Se met a pleurer et me dit ma cheri c malheureusement le moment !!! Gt ensuquer complet péridurale commencer a faire effet 15h30 tjs rien les Bebe vont bien tout la famille été arriver la haut dans la chambre sous l'attente et pas de nouvelle pendant deux heur ct la panique mon ami et donc aller les rassurer et g pu a mon tours les rassurer par telephone !!!
16h30 tjs rien 17h30 sa bouger de plus en plus 18h20 timeo commencer a descendre la ct le moment tout se monde rentre dans la salle 10 personne autour de moi "(docteur, sage femme, anestesiste ... ) on m'explique tout le déroulement + 4 pédiatre qui attendai mes Loulou dans la salle a coter 18h30 on perce la poche d' eau timeo senti se liquide chaud couler et la ct le moment 18h43 mon petit timeo est sorti me l'on pris dessuite et la l me dise aller on continue a pousser le second suis 18h44 hugo est sorti lui il me l'on poser dessus 4 seconde attendu un petit cri partager entre le bonheur et la peur de les perdre ... On fini de me nettoyer ect .... Jai dit a mon ami va vite les voir ... Et la la sage femme arrive me dit que de beau Bebe timeo 750g et hugo 725g les larme o yeu je nattendai qua les voir je ne fesai que les réclamer et une heure Plus tard je voit une première petite couveuse arriver mon petit timeo tellement beau ne pouvant toucher que c petite main le vla parti o service Rea et derrière son Frero suivai Hugo toucher aussi. Petite main ressemblance terrible !!! Et le voila parti a son tour o service Rea me voila remonter en chambre ac tt la famille qui nous attendai tout le monde en pleur de joie mais de peur aussi chaque 5 min jappeler le service pr avoir d' nouvelle moi ne pouvant pas y aller encor sous l anestezi mon cheri lui a peu aller les voir a pu me les prendre en photo et la je me suis mise la réalités en face chaque jour de passer été un jour de plus et un combat !on est rester a coter deux tout les jour Un vendredi (7jour après) notre petit hugo nous quitter emoragie celebrale une parti de moi est parti le mardi obsèques moment très dur o moment de le fermer"je hurlai non ne me le prenai pas" moment très dur !le soir arrivai on se resaisi je devai de rester forte pr son frère on se battai de jour en jour le mercredi 12 voila que timeo ouvrai c yeux a pri sa petite sucette...un sourire un espoir ... Mais rien n était gagner juste un petit signe pr nous montrer que lui se battai tjs le jeudi en fin daprem sa a commencer a aller mal et le vendredi matin le telephone sonne venez vite g compri dessuite arriver la bat en Pleure les médecin " on est désoler c fini pr lui aussi je pense" ils me l'on mis Dans les bras et parti tout doucement sans souffrir tt comme son frère ! Je les ai u dans mes bras au moin une fois mais ct la dernière auSsi !!! Les jour son dur a surmonter je vis plus je survis heureusement qu on est souder ac mon ami et que la famille et proche
Tout d'abord,bonjour à tous les paranges.J'ai lu tous vos témoignages tout aussi bouleversants les uns que les autres.La perte d'un enfant est si terrible...J'ai été particulièrement bouleversée par le témoignage de Charlotte car j'ai revécu MON drame à travers son récit,tellement il y avait des similitudes.Je me sentais tellement idiote de ne pas avoir compris que le travail se déclenchait,de ne pas avoir osé réveiller mon mari,de ne pas avoir écouté mon inquiétude les jours d'avant.Bref,je ressens encore beaucoup de culpabilité et de haine envers certains qui n'ont pas écouté mon inquiétude.Mes 2 petits anges tapaient aussi dans mon ventre,cette nuit-là,comme pour me dire qu'il y avait un problème.Mais je n'avais pas compris.Mon inquiétude a commencé,un jour ou j'ai perdu ce qu'on apelle le "bouchon muqueux".J'ai appelé la maternité,expliquant celà à une sage-femme.Celle-ci me demanda:"Vous arrivez à terme?"Je lui réponds:"Non je ne suis qu'à 5 mois et j'attends des jumeaux!"Voyant que je m'inquiète,elle me dit:"Ne vous inquiétez pas,tout est normal."Cherchez l'erreur...Puis,environ 15 jours plus tard,je remarque que, contrairement aux autres matins,je ne me disais pas:"Tiens,mon ventre a encore grossi".Pendant quelques jours,je regardais,perplexe,mon ventre qui semblait ne plus grossir mais qui s'affaissait.Moi qui n'y connaissait rien et qui était loin de ma famille,je n'en ai pas parlé (sauf à mon mari) et ne me suis pas plus inquiétée...Sauf qu'un jour,je suis devenue vraiment inquiète car j'allais aux toilettes toutes les 1/2 heures et je sentais que ça appuyait sur ma vessie.Mon mari était en repos (infirmier à l'hôpital);je lui en ai donc parlé.Pour lui,rien d'anormal.Vu qu'il reprenait le lendemain,je n'ai pas osé lui demander de m'ammener sur son lieu de travail le jour de son repos pour "rien".Le soir arrivant,je n'arrivais pas à dormir.Puis,dans mon léger sommeil,je fus réveillée à peu près toutes les heures pas des douleurs au ventre.Je me demandais ce que c'était.Je ne pensais pas à un accouchement vu qu'on m'avait dit de m'y attendre à partir de 7 mois.Plus le temps passait,plus les douleurs se rapprochaient et ne me laissaient plus le temps de sommeiller.Je pensais bien révéiller mon mari pour lui dire que j'avais très mal mais je me suis dit qu'il serait crevé pour le boulot.Il est parti bosser et n'a rien remarqué.Puis,j'ai pensé à prendre un spasfon mais les douleurs étaient trop proches.Le spasfon n'y faisait rien et là,j'ai compris qu'on était dans la merde.J'essayais de m'habiller,devant m'allonger sur le lit entre 2 douleurs tellement j'avais mal.Une fois habillée,j'apelle la maternité.La sage-femme me dit de venir de suite.Je prends mon dossier et là,je sens quleque chose descendre.Croyant que c'était un des mes bébés,j'ai paniqué et j'ai retenu à la main.Obligée de rester allongée,j'ai appelé les pompiers qui sont venus très rapidement avec un médecin et des sages-femmes au cas où (merci à eux).Rentrée au bloc pour césarienne en urgence avec mes bébés,j'en suis ressorti la tête dans le brouillard,choquée par l'absence des mes petits.J'étais encore sous les effets de l'anesthésie mais je cherchais des yeux mes enfants,essayais de crier à chaque passage de soignant:"Où sont mes enfants?"Personne ne m'entendait.Le temps était long,j'étais seule et ne savait rien.On m'a emmenée dans ma chambre d'hôpital,toujours pas d'enfants...Je savais juste qu'ils étaient nés,aujourd'hui,2 novembre 2010.Dans la journée,on m'a dit que je pourrai les voir pendant quelques minutes avant qu'ils soient transférés à l'hôpital de Bordeaux,plus équipé pour les maintenir en vie.J'ai attendu,tellement attendu ce moment.Puis,on me dit qu'ils sont dans le couloir.J'y vais et les vois dans leurs couveuses,ne pouvant toucher que le plastique.Puis,il y avait quand même de quoi passer l'avant bras.J'ai touché leurs petites mains.Les petites mains de mes enfants.Je me sentais maman,c'était beau.Mais la réalité m'a rattrapé et j'ai pris conscience que chaque minute comptait et me suis éloignée pour laisser les ambulanciers me les prendre.Le lendemain après-midi,on m'annonça qu'Angel était décédé en néonat...C'était le 3 novembre 2010.Plus tard,j'ai réussi à être transférée sur place,enfin presque.Dans un hôtel en face de l'hôpital alors que j'avais encore mal à la cicatrice et que j'étais en fauteuil roulant.Je n'ai pas eu le temps de revoir Angel,le plus petit de mes bébés,décédé avant que je puisse être transférée.J'essayais alors de me concentrer sur mon Rafaël mais je ne pouvais pas aller le voir comme je voulais car personne ne pouvait m'y emmener,mon mari étant absent pour organiser les obséques d'Angel.Enfin,j'ai quand même réussi à avoir une auxiliaire de vie qui m'a permis d'aller le voir une fois.Il était beau, mais si fragile.Le lendemain ma famille arriveà l'hôpital.Nous étions tous dans le service néonat,mais seuls les parents avaient le droit de rentrer.Peut-être que je sentais que Rafaël était très fragile alors j'ai essayé d'obtenir l'autorisation auprès du médecin pour que mon frère voit son filleul (au moins une fois).Mon mari m'a alors dit que ce n'était pas un spectacle!La colère m'est monté et j'ai eu honte de lui,vous pouvez pas savoir.Bref,...J'ai essayé de me tranquiliser en m'occupant de faire des calins à mon Rafaël.Mais il faisait des attaques cardiaques.Peut-être sentait-il la tension qui régnait en moi...Tout à coup,il fit encore une attaque dont les soignants ont eu du mal à l'en sortir.Là,j'ai vu l'expression de la médecin qui nous a dit qu'ils n'essayeraient plus de le réanimer la prochaines fois.On a donc accepté d'arrêter l'acharnement thérapeutique car il risquait de graves handicaps moteurs.Ils nous ont permis alors de le prendre dans nos bras pour la première et la dernière fois.Voilà,encore un de mes anges qui partait...C'était le 6 novembre 2010.Désolée pour ceux qui me lisent d'avoir autant détaillé mais c'était la première fois que je postais pour en parler.J'aimerai toujours mes bébés,et je sais que je les retrouverai quand je partirai à mon tour.Je pense très fort à tous ces petits anges et aux paranges aussi malheureux que moi.Tendresses.
C'était il y a plus de 13 ans et pourtant il me semble que cette nuit du 5/12/98 c'était hier et aujourd'hui .Suite à la rupture de la poche des eaux on m'a gardé 3 jours avant que des contraction ne se déclenche à 32 sem.Plus asez de liquide , un docteur qui met trop de temps à venir ... mon petit ange est mort à sa naissance.
J'arrive enfin à écrire le drame qu'il m'est arrivé il y a 6 mois aujourd'hui, la perte de mes jumelles, à 22SA+5.
Et désolé d'avance pour le pavé .
Le 08 Juillet, je décide avec mon mari d'aller à Pizza Paï, puis de regarder la télé avec mon mari.
Une bonne soirée en vue, je suis aux anges...
Quelques minutes avant de partir au resto, je remarque que je perd quelque chose, c'est transparent et compact, je m'inquiète, je souhaite aller aux urgences juste pour contrôler mais mon homme me dit qu'on a une soirée à deux de programmée et que ça serait dommage que je reste la nuit en observation pour "rien".
Je me dit qu'après tout, mon gynécologue m'avait dit que je m'inquiétais de trop depuis l'annonce du retard de croissance de Lisa, après plusieurs arrivées à la maternité dans la semaine pour des spasmes dans le bas-ventre. Je rentre donc chez moi et je passe la soirée de prévue.
J'appelle tout de même la maternité pour leur faire part de mes pertes bizarres, la sage-femme me rassure en me disant que plus on avance dans la grossesse, et plus les pertes sont importantes. Je reste calme même s'il y a quelque chose d'inexplicable que je ne trouve pas normal dans mon corps...
Mais bizarrement, je n'arrive pas à m'endormir... 00h00, 00h30, 1h...
Puis, à 3h, contractions.
Je ne pense pas du tout à ça ; comme j'avais des soucis intestinaux, je pensais que j'avais des colliques.
Je vais aux toilettes, puis je me recouche.
J'arrive à me rendormir, mais je me réveille quelques minutes plus tard, et cela pendant 1h.
Mais elles sont de plus en plus intenses, rapprochées, je crie, j'ai mal, je me met sur le côté, le dos, à 4 pattes dans le lit, par terre avec mon traversin, mais rien n'y fait.
Comme il allait travailler, je n'ai pas voulu le réveiller, même si j'ai remarquer qu'il n'était pas totalement endormi, forcément avec les cris que je poussais... Bref.
J'appelle ma mère pour qu'elle m'emmène à la Clinique, car les douleurs deviennent insupportables, je n'arrive plus à gérer... Et entre temps, j'aperçois que je perds du sang, là je panique! je me dis que mon col est raccourci, ça a été ma grosse peur durant ma grossesse... Je ne pensais pas qu'en réalité le travail commençait...
J'appelle la Clinique en pleurs, la sage-femme me dit de me ramener rapidement.
Il est 5h45, j'arrive à 6h15. On me perfuse un liquide pour tenter d'arrêter les contractions...
On me fait une écho, je vois mes 2 merveilles qui bougent
Puis toucher du col, et là le verdict tombe...
Col OUVERT à 2 doigts! La poche de Lisa est engagée.
Le monde s'écroule, je comprend que je vais perdre mes filles, même si je n'arrive pas et ne veux pas y croire!!!
La sage-femme appelle ma mère, je lui annonce, je lui crie fort qu'il est hors de question que j'accouche de mes filles, je veux les garder! Ma mère pleure, ne sait pas quoi dire. Elle appelle ma soeur, qui arrive et me soutient, m'aide à souffler, elle reste à mon chevet en alternance avec ma mère.
On me donne un anxiolytique, la perfusion me fait un peu effet durant 2 heures, du moins me fait moins souffrir, de 9h à 11h. Ma tension chute à 7/6, je suis dans le cosmos.
Puis ses fichues contractions reprennent de plus belle!
On m'installe dans une chambre, les jambes surélevées, impossible de bouger.
La sage-femme me dit que si les fait d'être dans cette position stoppe les contractions, je resterai allitée pendant 2 semaines, date à laquelle les poumons de Manon & Lisa seront développés.
Mais rien n'y fait, ça continue, je ne peux même pas bouger ma tête ou soulever mon bras, sinon je souffre le martyr!
Puis les filles bougent beaucoup, j'ai senti ça comme un appel au secours, comme si elles se demandaient se qu'il se passait. La sage-femme me donne un coussin d'allaitement pour bien me positionner, éviter d'avoir trop mal...
Les contractions se rapprochent, sont de plus en plus fortes, j'en peux plus, je comprend alors qu'il n'y a plus d'espoir.
Les heures passent, toujours pareil...
A 18h30, on me descend au bloc, les sages-femmes appellent la gynéco de garde, elle arrive 1h après.
19h30, je crie, je tiens plus, elle veut me faire une écho vaginale et un toucher du col, mais je n'arrive plus à me calmer, je souffre de trop.
Elle touche mon coll, et me dit: "Ben c'est bon le col s'est résorbé!" un truc dans le genre.
Moi O_O "Vous êtes sûre??? Pourtant je tiens plus et je saigne beaucoup!"
Puis elle me fait l'écho vaginale et voit la poche de Lisa qui est proche, et là elle me sort: "Ah non désolé, le col est beaucoup plus ouvert que ce matin!" ... Encore un toucher du col et la phrase qui restera à jamais gravé dans ma mémoire: "Vous êtes ouverte à 9 ... Il va falloir expulser les bébés."
Coup de massue............ !!! Entre panique, tristesse, angoisses, j'ai l'impression de vivre un cauchemar, avec la douleur aussi physique, car les contractions, le manque de sommeil, la pression etc, ça n'a fait que rajouter à mon état de l'épuisement.
On me pose la péridurale à 19h45 (qui ne m'a anesthésié que ma jambe droite...), on laisse mes parents, ma soeur me voir, ils disent à mes Princesses qu'ils les aiment et touchent mon ventre, une dernière fois...
A 20h15, on me demande si je suis prête, je pleure, mon mari me tient la main, je dit "oui" mais je ne veux pas. Je ne veux pas lâcher mes puces :'(.
L'équipe me dit d'être forte, que je vais y arriver, mais moi je ne m'en sens pas capable...
La gynécologue me perce la poche des eaux de Lisa, j'entend encore ce liquide tomber par terre, et je sens passer ma fille, qui bouge encore.
Je n'arrête pas de regarder en haut et dire: "C'est pas possible!!!!!!!!"
La sage-femme emmène Lisa dans la pièce d'à côté, puis la gynéco me perce la poche des eaux de Manon, et là je ne tiens plus, je suis é-pui-sée, vidée! Elle tente d'attraper ma puce car elle est de travers et comme je m'agite de plus en plus, elle décide avec l'anésthésiste de m'anésthésier pendant quelques minutes le temps de faire sortir Manon.
Je me réveille, à 20h45, tout est fini.
Manon et Lisa sont parties... Mon ventre est vide, toute l'équipe est près de moi, me dit que c'est fini.
Je me sens seule, je ne suis plus moi, 2 parties de moi s'étant envolées...
Lisa est née à 20h20, et Manon à 20h35, et décédées quelques minutes plus tard :'(.
Je reste 2h dans la salle d'accouchement, pour voir s'il n'y a pas de souci suite à l'accouchement.
Je remonte dans ma chambre à 23h, mes parents, mon mari, et deux amis sont avec moi ; je réalise petit à petit, j'angoisse une partie de la nuit avant de m'endormir grâce à un traitement, après 17h de long et douloureux travail, et la perte de mes puces.
Je n'aurais le vrai contre-coup qu'à partir du lendemain...
J'ai pu prendre mes filles dans mes bras, elles étaient tellement belles comme des coeurs .
Elles ont été inhumés le 18 Juillet, 9 jours après, car il y a eu autopsie.
Voilà l'enfer que j'ai vécu ce 09 Juillet 2011.
Rien n'est plus douloureux que la perte d'enfants, c'est la pire chose sur terre.
J'ai cette journée qui me hante le jour, la nuit... elle me revient en pleine face, toujours...
Un deuil qui commence mais qui ne se finira pas, on ne peut pas oublier, on peut juste avoir moins mal les mois, les années passant...
Profitez de vos enfants, profitez de chaque moment que vous passez avec eux, c'est une valeur inestimable...
Je souhaite à nouveau être enceinte (alors que c'était inimaginable pendant plusieurs semaines), mon couple n'a pas tenu suite à ce drame, mais j'ai rencontré quelqu'un, et je suis heureuse.
Si ça tient la route, on espère avoir un beau petit bébé...
Je vous aime mes Princesses
Et désolé d'avance pour le pavé .
Le 08 Juillet, je décide avec mon mari d'aller à Pizza Paï, puis de regarder la télé avec mon mari.
Une bonne soirée en vue, je suis aux anges...
Quelques minutes avant de partir au resto, je remarque que je perd quelque chose, c'est transparent et compact, je m'inquiète, je souhaite aller aux urgences juste pour contrôler mais mon homme me dit qu'on a une soirée à deux de programmée et que ça serait dommage que je reste la nuit en observation pour "rien".
Je me dit qu'après tout, mon gynécologue m'avait dit que je m'inquiétais de trop depuis l'annonce du retard de croissance de Lisa, après plusieurs arrivées à la maternité dans la semaine pour des spasmes dans le bas-ventre. Je rentre donc chez moi et je passe la soirée de prévue.
J'appelle tout de même la maternité pour leur faire part de mes pertes bizarres, la sage-femme me rassure en me disant que plus on avance dans la grossesse, et plus les pertes sont importantes. Je reste calme même s'il y a quelque chose d'inexplicable que je ne trouve pas normal dans mon corps...
Mais bizarrement, je n'arrive pas à m'endormir... 00h00, 00h30, 1h...
Puis, à 3h, contractions.
Je ne pense pas du tout à ça ; comme j'avais des soucis intestinaux, je pensais que j'avais des colliques.
Je vais aux toilettes, puis je me recouche.
J'arrive à me rendormir, mais je me réveille quelques minutes plus tard, et cela pendant 1h.
Mais elles sont de plus en plus intenses, rapprochées, je crie, j'ai mal, je me met sur le côté, le dos, à 4 pattes dans le lit, par terre avec mon traversin, mais rien n'y fait.
Comme il allait travailler, je n'ai pas voulu le réveiller, même si j'ai remarquer qu'il n'était pas totalement endormi, forcément avec les cris que je poussais... Bref.
J'appelle ma mère pour qu'elle m'emmène à la Clinique, car les douleurs deviennent insupportables, je n'arrive plus à gérer... Et entre temps, j'aperçois que je perds du sang, là je panique! je me dis que mon col est raccourci, ça a été ma grosse peur durant ma grossesse... Je ne pensais pas qu'en réalité le travail commençait...
J'appelle la Clinique en pleurs, la sage-femme me dit de me ramener rapidement.
Il est 5h45, j'arrive à 6h15. On me perfuse un liquide pour tenter d'arrêter les contractions...
On me fait une écho, je vois mes 2 merveilles qui bougent
Puis toucher du col, et là le verdict tombe...
Col OUVERT à 2 doigts! La poche de Lisa est engagée.
Le monde s'écroule, je comprend que je vais perdre mes filles, même si je n'arrive pas et ne veux pas y croire!!!
La sage-femme appelle ma mère, je lui annonce, je lui crie fort qu'il est hors de question que j'accouche de mes filles, je veux les garder! Ma mère pleure, ne sait pas quoi dire. Elle appelle ma soeur, qui arrive et me soutient, m'aide à souffler, elle reste à mon chevet en alternance avec ma mère.
On me donne un anxiolytique, la perfusion me fait un peu effet durant 2 heures, du moins me fait moins souffrir, de 9h à 11h. Ma tension chute à 7/6, je suis dans le cosmos.
Puis ses fichues contractions reprennent de plus belle!
On m'installe dans une chambre, les jambes surélevées, impossible de bouger.
La sage-femme me dit que si les fait d'être dans cette position stoppe les contractions, je resterai allitée pendant 2 semaines, date à laquelle les poumons de Manon & Lisa seront développés.
Mais rien n'y fait, ça continue, je ne peux même pas bouger ma tête ou soulever mon bras, sinon je souffre le martyr!
Puis les filles bougent beaucoup, j'ai senti ça comme un appel au secours, comme si elles se demandaient se qu'il se passait. La sage-femme me donne un coussin d'allaitement pour bien me positionner, éviter d'avoir trop mal...
Les contractions se rapprochent, sont de plus en plus fortes, j'en peux plus, je comprend alors qu'il n'y a plus d'espoir.
Les heures passent, toujours pareil...
A 18h30, on me descend au bloc, les sages-femmes appellent la gynéco de garde, elle arrive 1h après.
19h30, je crie, je tiens plus, elle veut me faire une écho vaginale et un toucher du col, mais je n'arrive plus à me calmer, je souffre de trop.
Elle touche mon coll, et me dit: "Ben c'est bon le col s'est résorbé!" un truc dans le genre.
Moi O_O "Vous êtes sûre??? Pourtant je tiens plus et je saigne beaucoup!"
Puis elle me fait l'écho vaginale et voit la poche de Lisa qui est proche, et là elle me sort: "Ah non désolé, le col est beaucoup plus ouvert que ce matin!" ... Encore un toucher du col et la phrase qui restera à jamais gravé dans ma mémoire: "Vous êtes ouverte à 9 ... Il va falloir expulser les bébés."
Coup de massue............ !!! Entre panique, tristesse, angoisses, j'ai l'impression de vivre un cauchemar, avec la douleur aussi physique, car les contractions, le manque de sommeil, la pression etc, ça n'a fait que rajouter à mon état de l'épuisement.
On me pose la péridurale à 19h45 (qui ne m'a anesthésié que ma jambe droite...), on laisse mes parents, ma soeur me voir, ils disent à mes Princesses qu'ils les aiment et touchent mon ventre, une dernière fois...
A 20h15, on me demande si je suis prête, je pleure, mon mari me tient la main, je dit "oui" mais je ne veux pas. Je ne veux pas lâcher mes puces :'(.
L'équipe me dit d'être forte, que je vais y arriver, mais moi je ne m'en sens pas capable...
La gynécologue me perce la poche des eaux de Lisa, j'entend encore ce liquide tomber par terre, et je sens passer ma fille, qui bouge encore.
Je n'arrête pas de regarder en haut et dire: "C'est pas possible!!!!!!!!"
La sage-femme emmène Lisa dans la pièce d'à côté, puis la gynéco me perce la poche des eaux de Manon, et là je ne tiens plus, je suis é-pui-sée, vidée! Elle tente d'attraper ma puce car elle est de travers et comme je m'agite de plus en plus, elle décide avec l'anésthésiste de m'anésthésier pendant quelques minutes le temps de faire sortir Manon.
Je me réveille, à 20h45, tout est fini.
Manon et Lisa sont parties... Mon ventre est vide, toute l'équipe est près de moi, me dit que c'est fini.
Je me sens seule, je ne suis plus moi, 2 parties de moi s'étant envolées...
Lisa est née à 20h20, et Manon à 20h35, et décédées quelques minutes plus tard :'(.
Je reste 2h dans la salle d'accouchement, pour voir s'il n'y a pas de souci suite à l'accouchement.
Je remonte dans ma chambre à 23h, mes parents, mon mari, et deux amis sont avec moi ; je réalise petit à petit, j'angoisse une partie de la nuit avant de m'endormir grâce à un traitement, après 17h de long et douloureux travail, et la perte de mes puces.
Je n'aurais le vrai contre-coup qu'à partir du lendemain...
J'ai pu prendre mes filles dans mes bras, elles étaient tellement belles comme des coeurs .
Elles ont été inhumés le 18 Juillet, 9 jours après, car il y a eu autopsie.
Voilà l'enfer que j'ai vécu ce 09 Juillet 2011.
Rien n'est plus douloureux que la perte d'enfants, c'est la pire chose sur terre.
J'ai cette journée qui me hante le jour, la nuit... elle me revient en pleine face, toujours...
Un deuil qui commence mais qui ne se finira pas, on ne peut pas oublier, on peut juste avoir moins mal les mois, les années passant...
Profitez de vos enfants, profitez de chaque moment que vous passez avec eux, c'est une valeur inestimable...
Je souhaite à nouveau être enceinte (alors que c'était inimaginable pendant plusieurs semaines), mon couple n'a pas tenu suite à ce drame, mais j'ai rencontré quelqu'un, et je suis heureuse.
Si ça tient la route, on espère avoir un beau petit bébé...
Je vous aime mes Princesses
| (7) Charlyne Friday 6 January 2012, 17:27:54 |
Théo est né le 25.11.10 à 28 SA, après une crise de pré-éclampsie sévère. Il nous a quitté le 5.12.10. La vie est vraiment injuste. Une année s'est écoulée mais on ne t'a pas oublié...
louison a ouvert les yeux au monde à 31 SA + 4 et les a refermés à jamais après 13 jours de vie, d'amour inconditionnel, de combat. C'était il y a un peu plus de 13 mois. Je pense à elle quand je me lève, je pense à elle quand je me couche. Et si le début de ma nouvelle vie sans elle a été difficile, emprunte de tristesse, de colère et de tout un tas de sentiments; la vie reprend ses droits et le bonheur revient. Il n'efface pas nos bébés des étoiles mais il rend leur absence plus supportable. Je dis souvent que la 1ère année a été une année de survie mais qu'aujourd'hui, je commence à revivre.
Je souhaite beaucoup de courage à tous les parents endeuillés, et leur prie de croire que le bonheur viendra à nouveau frapper à leur porte.
Je souhaite beaucoup de courage à tous les parents endeuillés, et leur prie de croire que le bonheur viendra à nouveau frapper à leur porte.
Notre petit Paul est né le 11.11.11 à 24+4sa. 3 jours après notre petit guerrier a déclaré une hémorragie cérébrale irreversible. Par Amour nous avons décidé d'arreter l'acharnement thérapeutique. Nous avons entouré et accompagné notre fils en peau à peau vers les étoiles. Nous espérons que notre petit cœur s'est empli de nous autant que nous nous sommes emplis de lui. 3,5 jours de vie, d'amour, d'échanges peut être plus intenses qu'en toute une vie. Paul nous a fait parents à jamais, il nous a transmis sa force de vie, nous le remercions et sommes si fiers de lui. Aucune parole ne peut décrire et adoucir l'ouragan d'émotions contradictoires qui touche les paranges mais pour nos enfants nés trop tôt et si courageux restons debout, soyons leur mémoire et Vivons avec force et passion.
Aucun mot ne peut décrire précisément ce que l'on ressent tellement c'est invraisemblable ce qui nous touche, mais je crois que toutes et tous ne souhaitons qu'une chose, que nos enfants ne soient pas passés sous silence sous prétexte de leur brève existence au sein de la famille.
Ces petits êtres, nos enfants nés trop tot, nous enseignent le courage, la lutte pour vivre et comme quoi la vie est précieuse et éphèmere. Ils nous changent à tout jamais mais le plus dur est de trouver un sens nouveau a notre existence.
C'est par amour pour elle que nous avons arreté l'acharnement thérapeutique, il faut réussir a vivre avec.. J'ose espérer qu'elle a ressenti tous notre amour au moment de son départ, qu'elle me pardonnera de lui avoir causer tant de souffrance et que je me le pardonnerai aussi un jour. En tout cas je la remercie de m'avoir permise de la connaitre quelques jours et le bonheur de m'avoir fait maman et j'espère maintenant qu'elle veille sur nous et sa petite soeur pleine de vie.
Chaque jour qui passe est une journée qui me rapproche de toi mais c'est aussi une journée où je savoure l'immense bonheur d'être maman à nouveau.
Pour les paranges, restez debout pour eux, ils ont été courageux et vont vous donner de la force pour avancer
Ces petits êtres, nos enfants nés trop tot, nous enseignent le courage, la lutte pour vivre et comme quoi la vie est précieuse et éphèmere. Ils nous changent à tout jamais mais le plus dur est de trouver un sens nouveau a notre existence.
C'est par amour pour elle que nous avons arreté l'acharnement thérapeutique, il faut réussir a vivre avec.. J'ose espérer qu'elle a ressenti tous notre amour au moment de son départ, qu'elle me pardonnera de lui avoir causer tant de souffrance et que je me le pardonnerai aussi un jour. En tout cas je la remercie de m'avoir permise de la connaitre quelques jours et le bonheur de m'avoir fait maman et j'espère maintenant qu'elle veille sur nous et sa petite soeur pleine de vie.
Chaque jour qui passe est une journée qui me rapproche de toi mais c'est aussi une journée où je savoure l'immense bonheur d'être maman à nouveau.
Pour les paranges, restez debout pour eux, ils ont été courageux et vont vous donner de la force pour avancer
Mon fils Pierre est né à 25+5SA, il est décédé à 5 jours d'une hémorragie cérébrale. Sa soeur jumelle a été ma bouée de sauvetage. Pauline fait notre bonheur de chaque jour.
On est écartelé entre des sentiments totalement opposés, mais c'est possible d'être heureux malgré tout.
On est écartelé entre des sentiments totalement opposés, mais c'est possible d'être heureux malgré tout.


